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Sous son ciel
l'enfant masque ses yeux,
Délaissé, il implore son Dieu.
Vagabond, l'enfant meurtri s'endort :
S'évader de ce maudit décor.
Car l'araignée du destin tisse son étoile
Attendant sa proie dans son fratricide voile.
Fragile chrysalide, il s'y colle les ailes,
Se débat en vain dans cette cynique dentelle.
Sous l'effet du venin l'espérance s'est enfuie,
Il ne pourra survivre que papillon de nuit.
Et au dehors le jour se lève,
Et en dedans la vie s'achève.
Mais
la muse endormie entend cette agonie
Et ranime ce souffle d'une puissance infinie.
Une musique résonne au plus profond de son corps,
Où se mêlent symphonies, mélodies et accords.
SIBERIANE,
éveillée par les rêves de la vie,
SIBERIANE, née d'une passion inassouvie.
Chaque enfant, dans le creux de sa main,
Tient un rêve qui l'emmène vers demain.
A force de volonté et d'espoir,
Il s'envolera dans la douceur du soir.
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