Fin de nuit sur l'acropole,
Des myriades d'alvéoles
Rassemblées en capitoles
Doucement s'allument.
Les damnés de solitude,
Marqués par les habitudes,
Enfilent avec servitude
Masques et costumes.
Depuis les régions lointaines
Toutes les brebis humaines,
Par milliers de mille centaines,
Partent dans la brume.
Au rythme du balancier
Les murs de verre, les murs d'acier,
Au rythme du balancier
Peu à peu s'exhument.
Dans les galeries souterraines
Les hordes contemporaines,
Prises d'une folie malsaine,
Se pressent et s'oppressent.
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Sous les soleils halogènes
Les requins et murènes,
Climatisés d'oxygène,
Produisent sans cesse.
Au rythme du balancier
Les tours de verre, les tours d'acier,
Au rythme du balancier
Peu à peu se dressent.
Nourris par voie médiatique,
Bercés de sciences en tiques,
Des millions de romantiques
Se télécommandent.
A la lueur des chandelles,
S'endorment ces citadelles
Sans qu'une seule hirondelle
Jamais ne s'entende.
Au rythme du balancier
Les villes de verre, les villes d'acier,
Au rythme du balancier
Peu à peu s'étendent.
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